Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 16:42

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Je me rappelle d'un temps .Non ,je ne m'en souviens pas.

Par Naâda Lavande
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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 13:43

J'ai déchiré un bout de son aile, ce matin.Cette habitude qu'il a de prendre des bains à des instants impossibles.C'est à peine s'il supporte une ombre sur ses plumes.Il frotte alors.J'évite le miroir.J'évite le miroir.Je ne veux pas, ne pas le voir.J'ai un bout de sa déchirure dans les mains.Elle sent fort comme la terre engraissée après les pluies,proie des mouettes diligentées de l'océan .Etrange, cette odeur ,jamais on ne se l'imagine telle.Son souvenir me déteste et c'est moi qui frotte les murs, pour les en décrotter de toute cette vie qu'on eut là.Le bruit du spontex vert, qui gratte qui gratte qui gratte, le fait rire . On dira ensuite  dans des oeuvres mensongères , vaste propangande théologique sans foi ni loi,que les anges sont charitables.N'empêche que ce matin ,je l'ai bien eu.Avec ce bout arraché.Je vais l'épingler sur le mur,là où le crucifix de grand-père a laissé sa marque jaunâtre de papier, sur la tapisserie désuète.Le passé, c'est dégoutant tant ça se colle aux semelles de vos jours sans que vous le remarquiez .Jusqu'à ce que de vilaines empreintes boueuses sur le tapis vous conduisent  à des armoires remplies de vieilles choses.Horreur des meubles.

 

Il dort au salon.D'un sommeil de film muet à la Buster Keaton ,le burlesque en moins,aux bobines tellement rapides que je n'arrive pas à décoder les pancartes écrites.Il  a toujours été difficile à suivre.Je le reconnais bien là.Les ondes tremblent autour de  son souffle qui s'affaisse peu à peu ,esquissent dans l'air de la pièce des fantasmagories dignes de Wiliiam Blake, ou bien est-ce mon esprit hanté par l'idée de l'enfer en ses difficultés existentielles.Je ne sais combien de temps cela  prend pour me débarrasser de lui ,mais certainement pas le temps d'en écrire le roman.Horreur du roman.J'ai tout essayé et la liste est close au cabinet des curiosités du musée de province . La seule chose que ces tentatives éventrées ont réussi à provoquer, c'est la fuite de tout mon entourage ou du moins ce qui m'en servait.Les fosses se creusent autour de nous.La maison rétrécit autour de nos nombrils percés, et les ronces offensives qui enjambent les murets du jardin, menacent aussi les fenêtres.Bientôt on pourra en cueillir les mûres du premier étage, où je me réfugie pour lui laisser le bas.

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On frappe à la porte d'entrée.Je me précipite pour ne pas ouvrir.Des mômes, avec sans doute des guirlandes de billet de tombola, pour gagner un micro-ondes à la kermesse de l'école.Les livres ont disparu avec leurs magiques illustrations où nos esprits d'enfant voyagent aussi bien que sur le dos de l'oie de Nils Holgerson.Un micro-ondes pour réchauffer une barquette de canard à l'orange, surgelée, comme lot de consolation à l'enfance piétinée.La saveur se barre et les anges deviennent collants à se scotcher dans vos vies comme si vous n'en aviez pas.J'ai une vie:la preuve ,elle l'écrit.J'ai une vie:la preuve.C'est joli sur le mur,ce bout d'ailes,presque gai soudain.Les anges ne saignent pas :juste des boules de cristal quand ils pleurent et ils pleurent souvent.Dans la commode marquettée du couloir,encore un coup du grand -père, les tiroirs en sont pleins.J'ai pensé un moment les revendre ou en faire un collier, mais ça ne le veut pas.Dès que j'essaye,je dois y renoncer.Je ne sais pas si c'est un sortilège ou un blocage intérieur ,mais les larmes restent où elles sont ,telles qu'elles sont.Peut-être va-t-il cesser de pleurer un jour ou aller pleurer ailleurs.Ce serait bien.Je pourrais ouvrir en grand les fenêtres un matin, me déchirer les mains aux ronces,saigner pour de bon ,moi, et hurler hourrah ,hourrah,mon ange s'est fait la malle.

 

Comment voulez vous avoir une vie sexuelle avec un ange qui dort au salon.N'importe quel prétendant ,un tant soit peu sain d'esprit, fuit.Je ne jette pas la pierre à ces judas.J'ai un moment tapé dans le mystique pour voir:pire ce fût.Entre les tantristes et les abstinents, ils sont toujours autant, si obsédés par le nombre de centimètres de leurs quéquettes, aussi transcendantales soient -elles, que mon ange de compagnie ,soudain révélé à leurs glands pointilleux, les font rentrer dans des transes très éloignées ,hélas, des orgasmes pour lesquels je les ai convoqués.Je renonce.Oui.Comme ils sont ennuyeux avec leurs jouissances formatées.Je les renvoie à leur codex du jour relire tel ou tel verset oublié.La formule du Verbe éclaire jusqu'aux moindres recoins des ténèbres qui meuvent l'homme.Il n'y a que la peur d'y appuyer son front qui nous en chasse la lumière.J'allume une bougie .Mon ange frémit.Les touches du piano esquissent les premières mesures de l'art de la fugue de Bach.La nuit tombe .

 

Nous avec.

 

Par Naâda Lavande
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 21:08

                                                     ^

 

Avec les grands manteaux noirs des noirceurs de leur coeur

 

toujours toujours ils vous trouvent toujours!

 

vous trouvent partout, vautours- part de tout:

 

les couleurs allumées se sabrent                        / d'un coup/

 

la lanterne magique des rêves s'écaille sur l'écran du jour

 

                                                     ^

 

ce que tu crus le corps vivant de ton âme mugit                telle une peau

 

écorchée vivante sur la bète

 

ruisselante encore des sangs chauds d'une vie où tu crus renaître

 

 vie pantelante des expériences entassées en vrac au flanc des galères

 

où tu , crue de ta chair crue en une corne d'abondance de frissons alignés dans des horizons chevauchés de concert

 

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                                                                ^

 

alors tu ramasses les osselets sur la page où tu peines à te ramasser

 

ce qui reste en demeure mise ses gages à la roulette russe -farce!-

 

la mer se gonfle de cadavres rien que sous l'énoncé de l'absurde 

 

dans leurs yeux, tu décroches des oracles tristes à la bouche de Chopin

 

comme une valse qui ne tourne que sur elle-même à l'infini

 

 

 

 

 

Par Naâda Lavande
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Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 18:10

                                                                                                         ^

 

 

c'est  peine  si le souffle traverse encor les derniers rayons du soleil

 

les émotions assassines dérangent la promotion du jour

 

dans du papier de soie grège froissé aux corneilles

 

le diable soudain se fabrique un visage

 

épingle entre les signes des journaux

 

 

 

^

 

 

je plie mes dents dans la bouche d'ambre qui me sert de bulle

 

les canines  à droite !

 

les incisives à gauche!

 

les mots mâchent  ces pâtes- gerçure  des pistes désertes serties la nuit

 

dans la sauvagerie d'un rêve qui chevauche encore les poils du crépuscule où il renaît

 

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^

 

 

 

 -lui dort (sac de pierres sur la plage interdite )-

 

Là où les puces de sable creusent des barques pour

 

des immigrations d'hommes et de femmes dont les frontières

 

explosent déjà sans bruit  et je roule des pelles à ses pieds

 

engourdis qui se tordent de plaisir sous ma caresse

 

 

                                                                       

 

^

 

 

 

les nuages sculptent nos sentiments dans un vent d'ouest pubère

 

et c'est  peine si j'arrive encore à respirer plexus molaire en berne

 

sous la pointe des yeux qui rongent ses paupières nécrosées

 

 Veines d'un sang aux flamboyances anciennes- cartographie

 

rémanente des lignes de vie du désir,pouls d'éternité à son flanc

 

 

 

 

 

Par Naâda Lavande
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 14:40

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Par Naâda Lavande
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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 17:48

Le trou des peaux de vache qui traversent ma route dès le matin, pisse le sang sur le carrelage de la cuisine.Les épinards à la dérive qui attendent leur tour dans la passoire de fer blanc, vont en prendre, un coup.Pour une idée philosophique qui tiendrait ,debout, toute seule sans se pinter la gueule avec les voisins,je lèche la pâte rouge tiède avec ma langue,à genoux,pénitente, à clous, d'avoir oublié toutes ses prières, depuis sa toute petite enfance. 

 

Le crucifix a fait une bosse à ma tète et ,Jésus dégringolant dans les chocolats de Noêl de la grand -mère, entre la messe de minuit et le piano tringlé aux cadeaux bonus ,chante une drôle de chanson aux épithètes grivois.Grand mère rougit,prude parmi les prunes au sirop.Les huîtres échappent des doigts gourds et frappent le muscadet de plein fouet ,ambiance fin fond de marine coulée des eaux et toujours, ce sang sur le carrelage dont une main me pousse ,appuyée sur le haut de mon dos ,main pressante ,main obsédante à lécher l'amas de cellules du sanguinaire attentat perpétré .

 

 

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C'est beau une vache morte à minuit.Le globe des yeux roule dans la prairie sur les pieds d'une bande de fées attardées mentales.Minuit chrétien.Minuit crétin.Le curé harnache des esprits qui traînent  à ne rien foutre ce soir -là,ça arrive,ça arrive même ax anges de glander et de se faire attraper dans des conneries .J'ai du mal à me ranger dans un confessionnal .L'oreille rose étranglée qui s'y masturbe dans les ombres de la nef n'a rien d'un encensoir.Je veux écrire ,mon Père qui êtes aux dieux.Je veux écrire avec des mots qui s'empilent la bouche le sexe et le cul dans l'ordre qui leur jouit.Lèche ,mon enfant,et la lumière de l'inspiration traversera ton âme plus sûrement que Judas ne le fut.

 

Par Naâda Lavande
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 15:36

 

  

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DODO TROIS

 

 

 

 

              Voile noir rideaux de satin goudron:

 

 

                                                                                                  Saturne nie Vénus mais la valise 

 

s'enfuit, toutes dents serrées, avec les photos de vacances dedans en vrac

 

                              et ,

 

ces visages vert jaune rose, vieux mystère quotidien du puits des eaux de création au lavabo du coin,

 

                             et,

 

le mutisme des troncs des arbres lacérés qui s'érigent en papiers de bonbons acidulés

dans les chaînes des usines où se broie la morsure des folies carrées,

 

                            vite, vite,

 

 

elle court après une boîte avec des points de suspension et des syntaxes en abscisses, qui renvoient dans les miroirs, la course des fourmis et des quotas en bourses sur la boucle laineuse des écrans

 

                               où ,

 

 

tombent des autobus entiers de moutons comptés un à un,

 

                             et,

 

rangés des nuits, que le cauchemar clef irrigue de fumées roses dans des draps en peluche de nounours éventrés lors des dernières rafles,

 

 

                             et,

 

 

sur la marche en pierre de la cathédrale, la petite fille crache des noyaux de cerise en plastique crash trash

 

 

                             ash ash ,

 

 

                                           et,

 

 

à la balayette, le garde champêtre poursuit les damiers de cendre et de 

 

charbons, où tu as fini de jouer à la marelle dans les dimensions

insterstellaires qui épongent ton cerveau,

 

 

                                                         là où tes yeux dorment sur place ,

 

                            et,

 

 

le labyrinthe gare sous tes paupières ses rails désaffectés,ses roues qui cafardent au bord des fossés, rouille du fard à paupières soyeuses où son regard amoureux t'attrape par les bras, pour qu'elles ne se jettent pas dessous, les trouilles, les cieux à cran ouvert ,pour ne se jettent plus sous l'écroulement à billes des monstres

Par Naâda Lavande
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 10:17

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                                                                               DODO 2

 

 

 

                                                    quelque soit le chant les cris des condamnés rattrapent dans les

 

dunes la courbe des injustices d'une naissance d'homme à ce que les prisons découvrent de fenêtres dans le décalque des grillages qu'elles plaquent sur nos yeux horizon

 

 

 

                                           pourtant la destinée est une chienne damnée et piquée de rage dans

 

les rues sales d'un bled avachi de soleil regarde je te regarde je dors avec mes yeux sur place je te regarde je dors avec mes yeux sur place et les larmes fontaines de mon cul qui te dévore du désir ce poème qui s'écrit et s'allonge des heures couchées au fronton d'usines insensées et des lunettes de soleIl se suicident sur le pont en sautant dans le fleuve intranquille qu'est qu'il aurait fallu taire et les révoltes pourries au creux des enfilades de jours entassées come des montagnes mortes épilées de l'espoir jusqu'aux naseaux fumants des centrales nucléaires déglinguées en boulons d'uranium et écrous de radiations fantômes alors alors tu verras rien ne recommencera parce que la vie elle est chienne comme ça chienne déjantée chienne hallucinée de chandelles à l'acide lysergique que des charlatons atrophient dans des modes d'emploi de la vie alors que alors que toi tu respires des transparences dans l'air qui claque à ton àme

 

 

 

                                            cependant interminables traînées de poussière qui rongent l'eau sur

 

les vitres ne plus rien voir ne plus vouloir traverser les écrans des fenêtres étendues à même les paupières et ce que je ne réfléchis plus laisse briser des kaléidoscopes d'émotions catapultées dans l'étranglements des couleurs qui glissent sur ton dos que je griffe de mon absence jamais tu ne aimer jusqu'à cette volute qui fuit dans la courbe d'un ciel gratifié de nos voeux de quoi tu parles et les nuits étoilés sur le Rhône finissent noyés dans ton verre de vin où se narguent des serments maladroits de quoi tu parles à la fin des cascades de grappes de muscat en apnée dans les foulards des femmes clansdestines aux frontières encavées dans nos paumes tordues de quoi tu parles de rien je parle de rien c'est juste pour parler poser de mots sur chaque plat où les feux meurent de mornes incendies dans nos horizons trop décidés de rien je parle de quoi je oui je ne parle de quoi tu ne parles de je parle

 

 

 

 

                                                                    car je ne pâlis pas je pleus des mots à la rage entre les livres mal soudés je pleus des hasards emboités de peu et de si peu encore moins des hasards ricochet ondes de lune concentrée des canards qui grognent comme des cochons de putes de bourges qui veulent rien lâcher je pleus ça beaucoup et je regarde pleuvoir ça elle piétine les métaphores dans les reins des flaques ça suppure des discours d'ordures suintantes des pensées ultralibéralisées la lune se barricade derrière des émeutes de nuages sombres et ta bouche qui articule des voyelles sourdes démantibulées comme si le poème d'Arthur s'était retourné dans sa tombe de papier

 

 

 

                                           car je tente de formuler une phrase qui s'étreint debout jusque dans la

 

philososophie qui touche au quanta neurone là des émotions et laisse sur la peau la semence de l'univers qui me quitte là cet effort là qui essore mes nerfs comme le linge des ceps de la vigne sous les orages d'octobre le raisin à peine vendangé et encore le jus qui se foule sous les pieds des ramages d'oiseaux encensés du tanin des promesses c'est à peine encore oser un souffle alors des nuées de cumulus brodent des futurs sinistres en camisole autour de la planète alors je dors les yeux sur place je bouge pas et le baiser que tu me donnes s'envole en faucille dorée à faucher les banques du monde entier et je donne aux pauvres la moisson des cauchemars acheminés depuis des éternités et le bonheur avec

 

 

 

                                   longtemps je dors les yeux plantés sur place avec des racines de bambou

 

irrigation  chrorophylle qui s'évertue à engranger soleil en ses fibres élargies d'aube bien fraîche elle étend sa nuque pour boire et les balles perdues accrochent des guirlandes de cadavres dans les cerisiers où les plomb-plombs d'un 14 juillet perdurent dans la rayure d'un disque oublié sur la platine dégueulis du discjockey bourré d'amphétamines et de mauvais vin du foin de soirées elle dit ça qu'elle dit elle sait pas elle dit elle sait- le silence fantôme la harpe d'herbes molles sous la cuticule des ongles soirs de cambouis des machines- elle dit -ç'est ça c'est là ce qu'il fut là avec son nez -et la morve des malheurs coule plus sûrement que le robinet des pubs à la télé des samedis soirs

 

Par Naâda Lavande
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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 14:06

 

                                                     

 

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DODO UN

 

 

 

                                                              alors je pends mon courage à trois doigts dans ma gueule

 

et je vomis la mie de la douleur des arêtes qu 'il me laisse en suspension dans les fournaises d'un barbecue imprévu

 

 

 

                                               

 

                                                                 alors je griffe dans le temps les fureurs de ses fugues qui

 

 

t'atteignent en bave d'écumes au pied de rochers où s'écrasent des paquebots d'illusions,la croisière est belle et nous avons dévoré toutes les mouettes dans les linceuls de nos nuits ,qui tu fus ne me traverse pas

 

 

 

                                          

 

                                                           si le fouet des ordures t'arrache la mâchoire plein à ras bord

 

des insultes qui lacèrent ta langue d'épines et de braises et de trous purulents et de l'abîme usait ses renaissances dans la vapeur inconsolable des bars où tu allonges le mal de vivre et celui de mourir la question d'être qui givre une étoile au fond de ton verre qui suinte des tempêtes avalées trop vite

 

                                               

 

 

                                                                ni tes mots sales pendent à mes oreilles ça brille ça grille

 

dans le soir tu les mordilles et le chaud qui me remonte de mes reins à moi se frotte aux murs pavés la raison galope dans des prés où des psychiatres auscultent des cloportes en costume cravate trois pièces de chez Célio et tu glisses ta main dans mon chaud à moi je crache les gens plats papier à cigarette qui se roule sous tes livres et nous fumons tout le monde cul sec

c 'est comme ça dans l'anus le monde c'est mieux il se trimballe là entre des grottes et des ciels évidés d'espoirs crevés monsieur monsieur passe moi un peu de ton s'il te plait monsieur sois bon et la gamine se renfloue dans ses jupes

 

                                           

 

                                                             or cent balles au balcon et pas de bol au tison les rues sont

 

pleines de pieds qui brassent des scansions de slogans repassés à prisunic et je suce ton art en cornet à boules les voir les boules quiès adhérer à qu'il faudrait les loques des idéologies au logis sans les fées plumeaux d'infortune aux genoux cailloux dans la rivière asséchée qui tire sa langue ouh ouh caillou hibou

 

 

                       

 

                                    que la femme s'accroche à ses mains elle n'a plus que ça à manger et les

 

boues qui jaillissent sur sa table relent des pensées immondes qui glissent dans nos nuits sans riper sur nos poings levés le tambour boum boum sur le pont avec ces hordes qui se déchirent entre elles pour un mot lèche des chiens la meute sombre aux bobines de feu du Styx avec autour du cou les soutien gorges en dentelles de leurs maitresses le poème est au boudoir et la justice au plafond avec les araignées du derneir nanar série b et ta langue rudoie ma langue ta force visse au fond de mes tripes des arbres calcinés des torrents d'incendie qui dégringolent de toboggans qui surgissent de nulle part langue qui jouxte les murs de grains de béton qui se râpent aux murs s'effritent apreté des langues qui lèchent les murs frites et pizzas c'est marqué au fronton de la révolution en barque frites et pizzas à gogos oh les gogos les go les belles fresques gothiques avec la barbouille des estomacs repus qui dansent au salon bleu le danube bleu la chasuble valse et c'est la quéquette de l'éminence qui transcende l'actualité

 

 

 

 

                                 

 

                                  outre tes doigts qui se frottent tes doigts grattent mes guitares et le

 

duende qui fracasse les vitres de l'hôtel orange essaime sur ton visage des estafilades longues et sanglantes je baigne ton sang de mon ange et les larmes qui ne coulent toujours pas tes larmes boule maboule qui s'enfoncent dans les corridors à la recherche encore d'une raison bonne d'une raison qui érige en poussières les pantins et les sinistres en épouvantail à roulettes sur des autoroutes infréquentables tu dis n'importe quoi mon amour tu délires oui je délire je me délitre des larmes de la foule des larmes qui oppressent ceux qui ne pleurent plus le limon des larmes au fond des lacs oubliés et c'est cette extase que tu cueilles au coin des regards qui s'étendent vers toi ma langue là ma langue lessive

 

 

 

                                     

 

               sans elle vide le q de son ami du monde pour y fourrer son rève son rêve de silences

 

déserte d'autres silences en cette poche où la musique accouche de symphonies qui découpent les barbelés où non mais les parachutes hérissent les enfants qui mangent des fraises dans le jardin dévasté et dans les doigts la confiture fait atchoum de sang je m'essuie sur ta joue blow up je lèche ton jour jusquà la plaie et les bètes féroces lâchées sur nos traces de nuit se mordent entre elles je dévale tes mondes enfouis où pluvoient des tourterelles blessées de balles et de tortures tues

 

 

 

 

Par Naâda Lavande
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 17:40

 

 

Grand un

 

I Qu'est-ce qui se passe dans la tête de celui- celle qui ouvre un nouveau fichier open off chose et s'apprête sans très grande fébrilité à entamer un set sur le ring de son clavier,c'est que cela trotte dans sa tête, la même celle qui frappe sur ces touches depuis un petit bout de temps et qu'il se pourrait bien qu'il y ait quelque chose à écrire sauf quoi c'est bien cela le problème,le goût de l'histoire est bien toujours présent mais c'est pas un conte qui voudrait se raconter ,ni même un poème qu'elle vient de finir et qui dans sa maigre occurrence l'a laissée dans la faim,la voilà à tourner autour de tout ce qu'il ne faudrait pas mieux toucher, du genre à s'ouvrir des comptes sur la toile web,des scènes dans le quartier ,des couleurs sur la toile,des voyages loin ,des ateliers en vrac dans le village ,oui bien ,certes,mais tout cela ne ressemble à rien ,ce qu'elle voudrait cette tête, c'est écrire ses signes à elle ,le spasme de sa pensée,avec des toutes petites lettres noires qui viennent afficher si miraculeusement sur la page le laborieux miracle de l'écriture ,ce parfum de beauté,évanescence,transcendance,

ce n'est pas un truc qui se construit ,un truc tellement habile qui capte ,

embarque le lecteur,le lecteur ,voilà bien le problème,être suffisamment mégalomane pour oser penser « quelqu'un va aimer me lire et trouver cela digne d'y perdre son temps, d'y sacrifier une promenade, »d'autant plus quand le projet n'est ni d'écrire une histoire ni un poème ni un essai sur l'écriture,

une image alors une sorte d'affiche en mouvement,

et il faudrait tenir une durée,

qu'il y ait du spectacle ,du supense pour tenir le lectorat, l'électorat en haleine,souffle de phoque,des jeux de mots,des enjeux politiques entre partis d'oppositions ,des polémiques actualisées,du contemporanéisme sérieux et solide comme un menhir de Carnac,du réseau bien fait mais comment font-ils pour s'aimer tant les uns les autres alors que je ne peux communiquer ça avec personne et que je garde tout ,

le talent,

pas de talent,

le talent,

la liste de ma bibliographie éditée se réduit à la portion congrue à zéro,

pas d'ambition disait ma mère ,

ou trop ,être le meilleur écrivain de son temps jamais publié,ça c'est pas de l'ambition et en outre n'avoir jamais à le prouver,la non oeuvre,

l'être,

en toute simplicité et emmerder le monde jusqu'à l 'os de la plume,voilà un bon projet,

bigouden.jpg

IIparce que du projet littéraire narratif récitatif pour toucher à la littérarité des choses sans tu es mort,alors je projette,je plan,je planifie ,je plane et voilà, la critique du roman si linéaire qui s'allume ,joyce qui se réveille avec son Ulysse à lui,des codes chiffrés qui se calculent dans l'espace des caractères avec autant de mystère qu'une sybille peut en avoir à l'heure de l'internet,les fragments du temps qui tournent dans un kaléidoscope entre Proust et Georges Poulet,le motif qui s'efface à la gomme arabique,le sel du cresson de Cendrars ,ma phrase qui se refuse à agir en le moindre verbe et à avancer dans , la formule magique dont l'acabradabra me cloue au pilori,le compte à rebours des jours,le moindre sens qui fuit par tous les bouts,le volcan où explosent les putes,le fil du pendu et la racine de mandragore d'où jutent qualques gouttes de sperme qui encrent mon aile,le joui du ton ,alors ce projet que la critique se l'arrache et le dépèce parce que là ,vraiment,continuer à aligner ainsi sa béance à pleine page c'est vraiment foutre la gueule du monde,trouvez vous un héros ,des figures à ériger ,quelques statues à déboulonner ,une ambiance ,un concept post moderne,cessez ces amas de virgule à la queue leu en attendant je ne sais quoi,non godot,ah la bonne blague,cette métaécriture qui se voudrait métacognitive de ses propres processus en train de se faire,tous les coups sont déjà faits et les jeux déjà joués,je vais m'offrir une marge,je fais ce que je veux ,j'écris où je veux ,ce que je veux ,quand je veux ,je peux débrancher mon ordi et continuer à la main cette page,le lecteur on s'en fout s'il ne suit ,pourquoi voudrait -il se bercer de tant d'histoires,et surtout pas de celle-là,je trucide d'avance ses goûts de merde de s'évader et d'être prisonnier des textes qui le captent et l'emprisonnent,ô lecteur tu peux te barrer d'ici,koh lanta n'est pas là, puisqu'on ne t'y racontera rien en dehors du fait qu'il n'y a rien à narrer sinon à occuper l'espace juste pour le plaisir de,la liberté de ,qu'écrire c'est courir un marathon sans but,42 bornes plein les pieds,42 bornes à déshabiller peu à peu le projet,à poil le plan ,à poil l'intention,cache sexe l'invention,j'écris comme je parle sans pouvoir parler comme j'écris,vitesse de la pensée,III Pénélope est derrière la porte.Sa joue effleure le bois un peu rugueux.Son oreille y est collée.Des heures qu'elle guette.Le bruit,le silence,le souffle de sa respiration.Ses pieds sont lourds dans ses chaussures.Chaque craquement peut lui être fatal.Le battement de son coeur lui est quasi insupportable et c'est avec grand peine qu'elle retient un cri au bord de ses lèvres.La nécessité fait rage et la raidit dans l'attente.L'improbabilité de la situation ne lui échappe pas.Un rai de lumière,fugace, balaye le dessous de la porte ,faiblement.La peau de ses chevilles tend à la chair de poule tandis que des fourmis engourdissent progressivement la plante de ses pieds.Pénélope contracte ses muscles puis les détend sans bouger.Et ainsi de suite.Suspendre sa vie.Quêter l'objet.Suspendre sa vie à la quête de l'objet.Question de vie ou de mort.L'imbroglio narratif dans lequel chaque vie se perd et se vit.Le peu d'entité à être,être simplement, que cette posture humaine implique.Pénélope palpe le costume qui lui a été attribué.Pour se mettre à nu ,la mort lui serait nécessaire.Comment échapper à soi et à son histoire..Pénélope est à la porte,à la porte d'elle-même.Comment en est-elle arrivée là.A la porte d'elle-même sans pouvoir y frapper.IV je m'accroche à la branche de tes seins ,la dérive des ondes me monte au cerveau et je bave quelque écume épileptique au passage du grand cap,je palpe au téton le sang de la raison ,la mort signe ses arrèts dans la marche de l'histoire et c'est à grand peine que mon devoir s'y poursuit,des extases en retard circulent dans les rues fantomatiques de mes nuits ,le port est calme et demain ne te verra pas,je m'accroche à la branche de tes seins et mon rêve s'emporte,les cadavres de nos batailles jonchent la chambre,un disque de vieux jazz sonne un ahallai dans la fumée d'opium qui monte,le peuple ripaille dans son sommeil sans se soucier des dragons qui veillent ,je m'accroche à la branche de tes seins, et mon désir bat ma douleur,je mouche un cauchemar sur ta peau,le silence se fige,fade gélatine où les larmes accouchent de leur sel dans l'indifférence des étoiles,ton sexe est vrai,ton sexe est vrai et ma bouche le suce au seuil de ton cri,les anges ploient à la proue,des vagues remontent l'océan ,le vent déchire sa coulpe sur les côtes,les cités traversées défilent comment autant de hantises rencontéres au détour de nos heurts,chacune joue sa partition émotionnelle ,sa lutte existentielle,ses fortifications de fortune dans le dédale de l'histoire ,comme jetées dans un lancer de dés pas clair dans un rade interlope,et me voilà héros hors de soi,au gouvernail d'une odyssée dont je me serais bien passer,la boussole m'a échappée depuis longtemps et c'est dans une longue aventure que d'escales en escales, je perds pied sans pouvoir reprendre terre ,je m'accroche à la branche de tes seins et c'est ton pouls qui palpite,nos instants en archipels,le frisson de ton âme sous la brûlure à répétition des départs,la claque de l'absence dans la solitude des soirs où s'affronter soi est bien pire guerre que nul ne mène sans rémission,est -ce ces angoisses qui créèrent tant de sortilèges où je faillis ne plus démèler la réalité du rêve où je ne souffrais plus,je souffle ces magies étranges à ton oreille comme autant d'airs enchantés,lointains oubliés,sans aucune nostalgie,la grand voile froisse nos jambes enlacées,c'est un long voyage,voyage en long et au large,les brumes au petit matin dessine ton visage sur l'horizon assoupi,longue file de guerriers en arme qui se prosternent à ton réveil,je m'accroche aux branches de tes seins,tes galdes mammaires roulent entre mes doigts comme une boulette de mie bien fraîche,tu gémis à la porte de toi même III Le batiment semble englouti dans la nuit qui doit tomber.Un silence épais fige l'atmopshère.Grotte matricielle d'où s'éléve la voix d'un chaman qui tourne autour de son bâton et jette des étincelles de braise sur la paroi rocheuse.Des bètes à corne s'enfuient dans les collines.Le torrent qui traverse l'éternité des lieux gronde en tigre affamé.Pénélope grelotte.Son estomac fait des boucles sur lui même.Dorment-ils tous.Gallimard ,Flammarion, Michel Albin, Fayard,Pol,ce cher Léo, et toute la compagnie. Minuit ne sonne pas.Un plancher grince dans les étages.Chute d'eau.La ville à ses pieds, au delà des murs qui l'encerclent, semble s'apaiser peu à peu,rendre son âme agitée au bon dieu.Un goût de terre monte à la bouche de Pénélope.Apre et sans issue.Sans issue.Pas-de-porte.Minuit ne sonne.

II si j'avais le moindre embryon d'idée ,la phrase du début ,l'incipit du bon dieu et hop tu déroules l'écheveau ,les prétendants à tes pieds ,tu signes le contrat ,quelques autographes,tu ranges ton bouquin à coté des autres dans la bibliothèque entre machin truc et machin chouette, te voilà rentrée dans la grande ?la bonne ,suck,t'as un statut ,de la réussite ,tu peux crever ,t'as plombé ta trace en offset,perdu tes plumes en autant de poids,connue,reconnue,t'envoies tes livres comme les bibles du bon dieu,tu mesures en centimètres la pile à la fnac,poses ton cul de salon en salon avec la bonne parole en plus ,tu as des messages à livrer au monde,des piles de message parce que t'as roulé ta bosse ,parce que t'as plus lu,plus vu ,plus ,plus pensé,parce que t'as la plume,et que ça vole haut,parce que c'est vachement bon les hordes de fans qui quêtent ta bouche pour un bon mot,ta magie pèse lourd chez Leclerc,ta légende se meurt dans les colonnes de ton relevé d'identité bancaire,et pour la poésie,laissons cela aux poètes,la critique de la littérature engendrée par ce foutu capitalisme démocratique,personne qui s'y colle,un super pragmatisme existentiel sous tend tant de lignes,au diable rimbaud et tous les pauvres diables,suçons la queue au bon dieu et à tous ses saints,triste prière dans un bénitier qui sent tout ,sauf la rose,Ulysse ,mon brave ,j'ai préparé le lit sous l'olivier,celui que tu fis de tes mains,tu as donné le vieux panneau de bois de notre lit bateau au bar le némo,y trône le zinc,le némo n'est plus,le zinc ci,recouvrer l'édredon de ses rèves ,

l'hiver est froid ,long ,dur dans nos campagnes,

longue matière à tisser,

vingt mille lieux sous la mère,celle dont les tissus engendrent notre sang et dont la moindre cellule souffle un air inconnu,

peut ètre les morts nous échappent,

peut être qu'ils reviennent à eux mêmes enfin débarrassés de nous ,leurs attaches terrestres ,ils peuvent enfin jouer de leur musique ,qui aurait envie encore d'avoir un corps,à moins de se réincarner dans une lettre,un oméga ,un alif ,l'aleph de Borgès,yes, peut ètre cette impussance à créer une histoire vient elle du manque de foi en la consistance d'une histoire à nouveau possible,du monde à représenter ;ou d'une quelconque représentation du monde ,de faire tenir encore debout ce paquet de lambeaux ,de lui souffler du sens dans les tuyaux percés de son bordel mondialisé,de suivre ses intrigues à la balzac,en romans feuilletons bien caféinés,alors que nous ne sommes plus que des voix éparpillées à peu près désintégrés sous l'effondrement de nos sociétés rongées par la course qu'elles se mènent,croître ,s'armer,s'ingérer,piller,nous risquons l'atomisation à tout moment,de n'importe quel point de la planète,alors c'est quoi l'histoire qu'on raconte avec cette menace là sur la tempe,roulette russe,vodka à tous les étages,

l'autre route est à percer dans la porte d'un bunker anti nucléaire,sursis,les illusions perdues,histoires à dormir debout ,j'ai envie d'orion et syrius au dessus de ma tète,cassiopée en plein vélux,vénus au bout du champ,la lumière argentée d'une étoile sur ma peau et pas autre chose,cette vibration du cosmos qui me relie à la galaxie,pas cette vie de taupe sans cesse menacée,

pas cette vie,

pas cette histoire ,

pas ce texte qui ne cesse de se faire dans son défaire,

pas ces lettres qui sonnent creux,

entre les traditions trahies et la modernité qui nous entube,pénélope qui clope et les cloches qui peinent,les pénis têtus et les tue mouche à perles,

I me vlà en pleine odyssée à l'envers avec des yeux pour écrire,et des siècles d'histoire de la littérature à gérer,

une bibliothèque entière sur le dos ,c'est lourd,ça casse,les cervicales ,les verticales et surtout ces horizontales ,pas de mots croisés,faut aligner,lire et relire le lu dû ,

pénélope petite pépé agréée made in success story,

enquête ,que sait-on d'elle ,

dates ,témoignages,iconographie ,je le tiens mon bout ,le bon ,le début d'un roman ,l'odyssée de

Péné,les prétendants ,nom ,adresse ,intentions,qui nous dit qu'elle a pas couché avec ,putain 20 ans c'est super long,comment elle a fait ceinture et tout,les suivantes ,sapho pas loin ,sapho peut être ,je veux les noms,y a du trou dans la narration,et c'est quoi qu'elle a tapissé tout ce temps,on nous cache des choses,je vous dirais tout ,haines hold-up et trahisons ,le feuilleton,

Queneau,

j'ai honte,

ce n'est pas du boulot,

quel boulot,

page 4,

demain je me fixe,on va en manger du processus de création ,suivre ça à la trace ,n'est-ce pas mon cher Watson ,lui courir après ,j'ai des indices,un petit whisky ,non c'est ramadan ,je pratique pas mais je compatis,je dois retourner sur le web, lire les écrivains qui font tout bien avec leur nom sur la couverture et des éditeurs ,et des choses à dire qui font avancer le monde ,balance des noms ,non ,c'est pas bien et je vais encore me faire des inimitiés ,avec le temps ,et les chevaux blancs ,la diplomatie,

surtout qu'Ulysse est encore à la guerre,ou en voyage,qui sait,pas là,là non,

la poisse,

la poisse totale ,intégrale ,journal de la poisse,

pois à la ligne,

 

 

 

évidemment ,

évidemment,rêver à des clandestinités d'imprimerie avec des textes sous le manteau en plume sergent major de résistance,tracts en poil de rat,pelure de papier à tabac,

comme c'est écoeurant ces piles de rentrée littéraire,

pas envie de rentrée ,

fuir ,se blottir ,me pelotonner au fond du texte ,aller planter des concombres,embrasser les motifs rêveurs sur toile d'araignée au plafond,

couleur de looser,

vagabonde des sentes littéraires,

ne porter la parole de rien et surtout pas d'un courant de mots,coupez ,coupez ,laissez les mots ,l'impératif à bas ,petite note chiffrée en bas de page ,c'est style

et si tu n'as rien à dire ou si peu ou pas grand chose ,c'est cela qu'il faut écrire dans l'interstice,

je me plante avec godot entre vladimir et l'estragon,

qu'est-ce qu 'on attend ,sinon,

alors la grande bouche avec ses dents se réveille et t'avale tout cru,

ça parle de quoi,

une totobio,

une graphie de toto,

une circonvolution du nombril autour du point zéro ,pas degré,de l'écriture,

zéro pointé ,pointu,

tu,pas d'échelle,

le grand vide ,

tao ,

dieu,ô

l'insupportable,

ta mitraille des virgules,

la narration éventrée,merde qu'est-ce qu'on fout là dans cette page puis qu'il ne se passera rien

comme un après guerre sans qu'il y eut la guerre,

pas de paix non plus ,on ne savait plus ,le temps s'était fait délétère ,

les il était une fois avait disparu à l'initiale des contes et les enfants pleuraient quand on leur racontait des histoires,on avait arraché aux grand-pères toutes leurs dents et jeté les souris avec,et puis les chats qui ronronnent au coin du feu et tout le bazar folklorique du tralala narratif,

le silence fait ses gammes,

on ne se tait pas non plus,

un qui hurle au fond de sa cellule une glossolalie ,

une phrase impossible,

je remonte le courant,coupez ,coupez,

la syntaxe,

la syntaxe,

sainte taxe,jeu de mots ,coupez coupez ,la tenaille,putain de merde ,ça se barre ,ça se fait la malle ,bouée ,bouée ,ça coule à pic ,pas de flots ,pétasse, je t'en causerai de l'humanité du bout d'une bite ,

comment ne jamais avaler,les sentiments ,la partition incessante à écrire du sentiment ,le sentiment qui livre ses ,les scories écornées à la page ,les lourdes à tourner ,le coeur gros,le gros de l'affaire ,la dépression qui ,Guyotat où,coma en tourbillons ,le canapé englué ,

englué sur ,

le monde au trou,

moi au trou,

trouée du monde,

noir,rideau non,

je me barre de la page ,je me barre ,je me barre ,je me barre,

des menottes ,attachées les mains juqu'à l'heure ,

se forcer ,

se forcer à ,s'obliger soi même soi à se contraindre à ,

la carotte de vouloir gagner le titre d'écrivain,cri vain ,jeux de mots ,à la Tel quel de Sollers,les virgules en plus, pointe sa culture ,même si on ne se rappelle plus de rien sauf de ce cri vain ,de ces mots qui s'agglutinent en bouée autour du corps et qui font couler ,

pont,

pont aven,vérifier ce que veut dire aven en breton ,les racines ,important ,les racines,roots rastafari mon pote,blanc,

rétrécir la page pour ne plus avoir beaucoup à écrire,

laisser décider le blanc

vibrer l'espace

écouter les lignes

et se rire du monde en tous les sens,

Arthur rature,

s'écarteler d'impuissance,

rien avoir à dire l'immense désir de dire même pas, de dire on n'a rien à dire mais, désir ,désir des mots qui s'affichent sur la page ,clapotis des touches sur le clavier ,la musique un peu frénétique ,très irrégulière ,silence ,pause ,blanc puis ça repart ,les fautes de frappe ,la page à peine regardée ,pas relue depuis le début

 

comme si on allait se découvrir un gros bouton sur le nez

ou dix ans de plus ,

l'écheveau à la racine qui blanchit,

des merdes comme ça ,les signes qui s'affichent ,le temps qui, passe ,chaque instant qui se signe de lettres ,et la page en no man's lala lande où l'on revient toujours,la honte d'arriver à rien ,

les chevaux arrachés à la racine des verbes

les herbes du chevalet

le torrent glacé sans l'éboulis

des moines traversent

la chance de pas avoir la culture de l'individu,

la chance,

livre des morts tibétain ,

40 jours,

voilà , 40 jours ,la durée,

40 jours pour s'extirper d'une vie,

mélopée des voix,

coma vous dis-je, coma,pierre,sous les tombeaux des mille,

des 500 000 et c'est peu,

pas lourds dans la neige ,

son des conques,

que me souffle,

les Aurès,j'ai ma tombe là-bas ,une femm vient la fleurir une fois par an ,personne ne sait qui elle est,son khol salit les draps,et tout drapeau la vomit,

ce que me souffle,

la panse du buffle aux yeux bleus,

la faute de frappe,

le son qui allitère,

le conjonction mais ou et ,

l'association d'idées qui disjoncte ampoule brisée pelle et balayettes poubelle,peinture sur vitrail,orgues lyriques,de quoi ça ,l'amour lamort, lesexe,letexteuh,le tant qui,peaudesoleil,

je suis un mauvais écrivain ,un piètre poète,Blaise tu m'assassines,pas étonnant que personne n'ait l'idée de me publier,qu'est-ce qu'on regarde ,le texte,je caresse tes poils ,m'aimer tu hésites ,l'instant à sauter pour mieux,j'ai trouvé mon titre,un truc qui trotte en effet ma tête depuis lustres et lustres, paccotilles et verroteries incluses,le syndrôme de Pénélope la salope,ça ,ça te plaît,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

grand deux

 

C'est l'air qui est indéfinissable,un mélange de vieux bois où s'épanouiraient des champignons entre deux poussées de lichens aux verts antéhistoriques,du goudron brûlé,de la sueur de dessous de cuir de selle de cheval pie volé à la barbe des comanches, un relent de poétique de dandysme fin de siè-cle entre rideaux de velours cramoisi et foutre à dentelle de calais,les objets sont palpables sans pouvoir être palpés ,la pénombre institutionnelle dans laquelle est plongé le bâtiment à cette heure ne laisse que présager le foutoir insensé que la réserve ,privée ,secrète,inaccessible,recèle .Les doigts comme autant de tentacules alertés palpitent dans l'air à la recherche d'un bout de connu:une forme ,une matière,un truc qui réponde à quelque chose d'identifiable dans son cerveau.Sans avoir fait l'école du Louvre ,cela doit quand même bien être du domaine du posssible.Le problème avec ces petits musées de province c'est leur coté touche à tout:le silex retrouvé au fond du champ par le paysan du coin non loin d'une toile de fromentin larguée par des héritiers en bisbille,l'expo des temps modernes décidée par le conseil d'administration renouvelé et déterminé à faire du neuf pour remplir les quotas de résultats de la billetterie grand public décidé par le ministère et sur lequel sera indexée la prochaine subvention qui permettra de rénover la tuyauterie défaillante.L'art quelle misère.

Elle se demande bien ce qui l'a jetée à se laisser enfermer là.Il est temps de se poser la question alors qu'elle ne peut plus la résoudre.Enfin si elle sait ce qu'elle fait là mais elle se demande bien comment elle y a été amenée.toute seule d'aileurs personne n'est derrière elle derrière son épaule à lui tapoter quelque remiors ou encouragement non toute seule elle est venue.Ce n'est pas le temps qui va lui manquer pour y réfléchir.Elle n'est encore coupable de rien même pas de ce pourquoi elle est là.les mumières de l'après midi luisent encore dans sa mémoire.

 

Placard 1

Par Naâda Lavande
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 09:52

 à    à     à la nuit  vole je son caillou nuit de nuits caillou écaille you you caille ou écaille de nuit ou de caille  je vole son écaille de nu nuit nue écaille de nus nuit à nuit je vole un caillou d'écailles de nuits où nue la muse caille

 

 

ou bien ou de cailloux de houx et de fêtes flétries hou hou dans le corps de ces lettres hou hou édredon écorché que et tu ravis au conte des princesses de boue bouées des cachets l'hôpital haché menu menu en forêt le tronc nu volé envolé haut oté 

 

 

cailloux clous pointu chapeau pointu circonflexe le corps du complexe sucre non dissous et tu piques les veines avec le sang des heures ravies l'instant vers l'instant crevé outre dégouline sur

 

 

il existe bien une longueur une longueur de tête de tête crachats du papier mâché de la kermesse sacrum des anus déboîtés et ces cailloux caillou you you qu'aille you ever caillou blanc je vole à la nuit  je vole ses cailloux  je vole you manege-copie-1.jpg

 

 

écharpe la belle écharpe chape chape de ciel aux soldats de plomb dans le coffre masse massacre nasse massacre masala rwanda dada masse dada âcre nacre brisé des serrures caillou viol caillou violon caillou pris l'ail violet des prisons et l'évêque du doigt à dada à

 

à à  à la nuit  vole je son caillou nuit de nuits caillou écaille you you caille ou écaille de nuit ou de caille  je vole son écaille de nu nuit nue écaille de nus nuit à nuit je vole un caillou d'écailles de nuits où nue la muse caille

 

blanc blanc blanc et les écumes du noir encre, attèle de carrosses emballés, jambe cassée blanc plâtre blanc pâte carton pâle kraft délavé d'une enveloppe que bégaie bébé la jambe crack de la dose aux couleurs qui brûlent sa langue baisée d'ombres

 

 

qu'aille où la pierre avinée des cascades ton oeil à l'envers sur la paupière close et la rose des enclos au parfum kaléidoscope des gouttes dans le suicide d'un arc en ciel et l'elfe à la flèche avalée nuit mon nuit ton corps de toutes mes nuits avalées draps de la montagne sèche de cailloux

 

 

  rues en vrille carré contre carré pour carré de ratures bitures topographie de légendes où loge une araignée où? où? où? ou bien ou mal du caillou à caillou j'épluche mes pavés soupe populaire et le peuple a faim de cailloux avide le peuple  qu' il tourne avide le peuple qu'il se détourne avide le peu le peuple hier le peuplier du fond de la cour des rues laboratoire la nuit lave la nuit lave dans son lavabo le peu de peuple à vide le peu du peu qui caillou

 

 

à à  à la nuit  vole je son caillou nuit de nuits caillou écaille you you caille ou écaille de nuit ou de caille  je vole son écaille de nu nuit nue écaille de nus nuit à nuit je vole un caillou d'écailles de nuits où nue la muse caille

 

 

 

Par Naâda Lavande
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